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  • Collectif de DEfense des Victimes de l'Amiante Renault ile-de-france (Codévar)
  • Ce collectif regroupe des salariés et des retraités des établissements Renault d'Ile-de-France : Technocentre, Lardy, Flins, Rueil, Billancourt... Il a pour but d'informer, de soutenir et d'aider les salariés et les retraités ayant été exposés à l'amiante durant leur activité professionnelle.
  • Ce collectif regroupe des salariés et des retraités des établissements Renault d'Ile-de-France : Technocentre, Lardy, Flins, Rueil, Billancourt... Il a pour but d'informer, de soutenir et d'aider les salariés et les retraités ayant été exposés à l'amiante durant leur activité professionnelle.
21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 18:26

La veuve d'un salarié décédé en 2010 d'un cancer bronchopulmonaire recevra 90 000 € de dommages et intérêts.

 

cave_lancteau.jpgLa condamnation de Renault, l'ancien employeur de son défunt époux, pour « faute inexcusable », ne lui a pas redonné le sourire. Christine Cavé apprécie cependant que la justice ait fini par lui donner raison, après trois ans de combat.

Cette habitante de Saint-Cloud a reçu le jugement du tribunal des affaires sociales de Nanterre le 24 septembre. Le constructeur automobile, qui a jusqu'à vendredi pour le contester, fait savoir qu'il a « pris note de la décision et ne fera pas appel ». Les juges ont alloué 90 000 € de dommages et intérêts à la veuve d'Eric Cavé, électrotechnicien de maintenance pendant vingt-neuf ans sur le centre de Rueil-Malmaison, décédé le 3 août 2010 des suites d'un cancer bronchopulmonaire. « Eric avait 53 ans, murmure Christine Cavé. Il était grand, costaud, jamais malade. Il a essayé de travailler jusqu'au bout. »

La Caisse primaire d'assurance maladie avancera les 90 000 € à Christine Cavé et les récupérera auprès de Renault. La Sécurité sociale a reconnu dès 2011 le caractère professionnel de la maladie qui a emporté le mari de Christine. Trois ans plus tard, la justice a confirmé que la disparition d'Eric relève d'une exposition prolongée à l'amiante. « Dans le secteur B, nous avions pour mission de tester les moteurs, explique André Lancteau, un retraité du site. Lors des essais, nous changions l'embrayage, les joints de collecteurs d'admission et de culasse. Des pièces contenant toutes de l'amiante. »

L'Etat ayant interdit l'usage de ce produit résistant au feu et à la chaleur en 1997, Renault a alors dû utiliser de nouvelles pièces pour faire fonctionner ses mécaniques. « Nous avons mis en place des mesures dans le cadre de la loi, justifie-t-on chez Renault. Les personnes affectées aux bancs d'essais portent depuis un casque, des lunettes et un masque. » Dans le cas d'Eric Cavé, les juges ont toutefois estimé que Renault n'avait pas pris suffisamment de précautions pour préserver sa santé. Eric Cavé et ses collègues ont continué à travailler jusqu'en 2004 dans le bâtiment B4, fermé après la découverte de bribes d'amiante dans l'air.

Aujourd'hui encore, Christine avoue nourrir du ressentiment à l'égard des dirigeants de la marque au losange. « Quand Eric se rendait à la visite médicale, je m'étonnais qu'on ne lui fasse pas de radio. Il travaillait quand même dans un site industriel ! » « On ne nous a jamais dit de nous protéger », déplore André Lancteau, membre actif du Collectif de défense des victimes de l'amiante Renault Ile-de-France (lire l'encadré). Là encore, Renault a pris soin de s'aligner sur la législation en vigueur : « Les salariés les plus exposés ont des contrôles tous les deux ans. » Plusieurs générations de travailleurs ayant vécu au contact de la substance cancérigène, les cas risquent hélas de se multiplier dans les années à venir.

 


Un collectif d'anciens salariés sonne l'alarme

Dès 2004, André Lancteau, du Collectif de défense des victimes de l'amiante Renault Ile-de-France, a alerté sa direction, inquiet de la présence d'amiante dans l'environnement de travail des salariés basés au centre technique de Rueil-Malmaison. « Nous avions déjà vu plusieurs collègues mourir de cancers », explique le sexagénaire. Depuis, d'autres techniciens ont aussi perdu la vie, frappés par des pathologies cancéreuses.

A la retraite depuis onze ans, André Lancteau continue son combat au sein du Collectif de défense des victimes de l'amiante Renault Ile-de-France. Il a recensé une dizaine de morts pour le seul site de Rueil-Malmaison. « A Billancourt, cela concerne encore beaucoup plus de monde », estime-t-il. André Lancteau entend aussi alerter celles et ceux qui ont pu se trouver au contact de l'amiante chez Renault. « Ils doivent être prévenus du danger encouru et passer un scanner », insiste-t-il. Ces examens, il aimerait que Renault les prenne à sa charge. « C'est bien le minimum que la direction de l'entreprise puisse faire. »

 

Le Parisien du 21/10/2014

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Publié par Collectif Amiante Renault Ile-De-France - dans articles de presse
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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 20:13

Depuis 1999 à Rueil nous nous inquiétions du nombre de nos camarades décédés après avoir travaillé dans des secteurs exposés à l’amiante comme tout le secteur B à Rueil Malmaison.

Pour ceux qui ont travaillés dans ces secteurs rappelons-nous :

De Claude GADEAU décédé d’un cancer des os en 1998 quelques mois après son départ en retraite, il avait travaillé plusieurs dizaines d’années dans les bancs moteurs.

De Gilles TALLES lui n’auras pas connu la retraite décédé lui aussi d’un cancer à l’âge de 56 ans, lui aussi avait travaillé près de trente dans les bancs moteurs.

De Fabien GANGNE, décédé avant son départ de retraite à 57 ans d’un cancer broncho pulmonaire,  reconnu après enquête de la sécurité sociale, décès lié à l’amiante.

D'Eric POUZET décédé à 45 ans d’un cancer Broncho pulmonaire reconnu lui aussi comme exposé à l’amiante et Renault a été condamné pour faute inexcusable.

D'Eric CAVE décédé à l’âge de 56 ans d’un cancer broncho pulmonaire reconnu lui aussi exposé à l’amiante. Le 23/07/2014, RENAULT a été condamné en première instance pour faute inexcusable.

De Jean pierre GARLATTI décédé à l’âge de 57 ans lui aussi d’un cancer broncho pulmonaire après avoir travaillé dans ces mêmes secteurs.

Et le 16 septembre Eric LEMOINE 56 ans décédé à la suite de deux cancers, l’un du poumon et du larynx.

De son vivant Eric et sa famille conscients des différentes expositions durant sa carrière à Rueil, ont entrepris des démarches auprès de l’inspection du travail et une demande de reconnaissance en maladie professionnelle. Eric pensait ainsi que bon nombre de ses camarades que ce n’est pas du hasard, ayant travaillé longtemps dans les mêmes conditions, bancs moteurs, secteurs  évacués pour cause d’amiante en 2004.

Liste funèbre

C’est pourquoi nous demandons à tous les salariés qui ont travaillé à Rueil-Lardy ou ailleurs dans des secteurs amiantés ou tout simplement en manipulant des pièces amiantées telles que : embrayages, joints de culasses, joints de collecteurs, plaquettes de freins… de demander à bénéficier d’un dépistage et d’exiger de passer un scanner des poumons, c’est bien le minimum que la direction doit faire, ainsi que de prévenir les salariés de ce danger.

La Direction de Renault doit maintenant prendre ses responsabilités.

Le collectif amiante Renault Rueil-Lardy

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Publié par Collectif Amiante Renault Ile-De-France - dans infos collectif
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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 13:52

Amiante, plus jamais ça !

Samedi 11 octobre, les travailleurs victimes de l'amiante et tous ceux qui s'en sentent proches sont, comme chaque année, appelés à manifester à Paris.

La manifestation se déroulera derrière la banderole « Amiante, plus jamais ça ! ».

Les organisateurs (l'Andeva et la Fnath) mettront en particulier en avant cette année l'exigence d'un projet pénal, des soins de qualité pour les victimes, la prévention des risques.

L'exigence d'un procès pénal visant les responsables du drame sanitaire causé par l'amiante est d'autant plus forte que toutes les mises en examen ont été annulées par la cour d'appel de Paris dans le dossier Jussieu.

Il en est de même pour les mises en examen des membres du Comité permanent amiante (CPA) et de la haute administration (dont Martine Aubry), pour ce qui concerne les victimes et les familles des travailleurs de l'usine de Condé-sur-Noireau. Et cela avec le soutien du parquet.

Le départ de la manifestation aura lieu Samedi 11 octobre à 14 heures Esplanade de la gare Montparnasse à Paris (avec une chaine humaine autour de la tour Montparnasse), jusqu'au ministère de la Santé.

Soyons nombreux

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Publié par Collectif Amiante Renault Ile-De-France - dans infos générales amiante
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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 14:56

 

400 ex-salariés de la SBFM ont obtenu, hier, du conseil de prud'hommes, l'indemnisation du préjudice d'anxiété concernant l'amiante à hauteur de 7.500 € chacun. Une première étape dans une procédure qui, d'appel en cassation, s'annonce longue encore.

La SBFM (Société Bretonne de Fonderie et de Mécanique) a été créée en 1964 par Renault qui en a fait une filiale avant de la céder en 1999 à Teksid-Fiat qui l'a revendue en 2006 au groupe Zen avant qu'elle ne soit mise en redressement judiciaire en 2008. En septembre 2009, Renault était le seul repreneur pour la SBFM, devenue la Fonderie de Bretagne, qui produit des pièces en fonte pour l'automobile hors moteur (collecteurs d'échappement, vilebrequins, etc...).

« Le conseil des prud'hommes fixe la créance pour chacun des demandeurs à 7.500 € au titre du préjudice d'anxiété ». Le jugement est tombé hier après-midi à Lorient. Si l'audience, le 13 novembre dernier, avait été exceptionnelle - le conseil des prud'hommes s'était déplacé dans la salle des fêtes de Caudan pour pouvoir accueillir les quelque 400 plaignants - le délibéré a été très discret : un simple affichage. Et ils n'étaient qu'une poignée d'ex-salariés à être venus en prendre connaissance.

Longues procédures

« C'est une bonne décision », apprécie Me Laurent Jeffroy, avocat des plaignants. Mais les chèques sont loin d'être signés. Plus de 3 M€ sont en jeu, qui doivent être versés par le régime de garantie des salaires (AGS). « Et je crains qu'ils ne fassent appel », envisage Me Jeffroy. C'est en tout cas ce qui s'est passé dans les autres dossiers similaires plaidés par l'avocat lorientais. Cette action collective, menée tout à la fois par la CGT des retraités de la SBFM et le collectif de victimes, si elle est la plus importante des différentes procédures en cours par le nombre de plaignants n'est pourtant pas la seule. La cour d'appel de Rennes rendra sa décision le 2 juin dans un autre dossier concernant une trentaine de salariés. L'arrêt de la Cour de cassation est attendu concernant 45 ex-salariés qui avaient obtenu ce préjudice d'anxiété en 2011. Et le cas de 105 autres plaignants a été renvoyé en départage lundi... « Le premier dossier pour préjudice d'anxiété que j'ai plaidé concernait un seul ex-salarié de la SBFM. Les autres sont arrivés au fur et à mesure ». Mais celui jugé, hier, sera le dernier pour Me Laurent. « Le délai de prescription est passé de 30 à cinq ans », explique l'avocat.

Soulagement et réserve

premiere-victoire-judiciaire-pour-400-ex-salaries-sbfm.jpgTous les plaignants sont d'anciens salariés de la SBFM (Fonderie de Bretagne), qui ont quitté l'entreprise à la fin des années 90. Ils mettent en avant la crainte d'être malade de l'amiante. Une « angoisse permanente » plaidée par Me Laurent Jeffroy en novembre 2013. Quatre des 400 plaignants étaient décédés avant cette audience. D'autres sont morts depuis... « Nous avions demandé 10.000 €, nous avons obtenu 7.500 €. Comme dans les autres dossiers », souligne l'avocat. Les quelques plaignants présents aux Prud'hommes, hier, ont accueilli ce jugement avec soulagement... et réserve. « Ils ont un mois pour faire appel. Et ils le feront », tempérait l'un d'eux. « Et puis après il y aura la cassation. C'est toujours comme ça... », ajoutait un autre. Tous se félicitaient par contre « qu'aucun demandeur n'ait été écarté. L'indemnisation est pour chacun d'entre nous ».

Le Télégramme - 27 février 2014

 

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 09:16

Prévenir les risques, punir les responsables

Samedi 12 octobre 2013 : rendez-vous sous la banderole de l'ADDEVA 93

  • Départ à 14h de la Tour Montparnasse
  • Arrivée au Palais de Justice vers 16h

  

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