Mercredi 24 octobre 2007 3 24 /10 /2007 13:33
LE MONDE | 23.10.07 | 17h13  •  Mis à jour le 23.10.07 | 17h21
 
Cinq chercheurs et enseignants ayant travaillé sur le campus de Jussieu (Paris) et qui sont tous morts d'un mésothéliome (cancer de la plèvre) ont selon toute vraisemblance été victimes d'une exposition passive à l'amiante. L'édition datée de mardi 23 octobre du Bulletin épidémiologique hebdomadaire consacré à la surveillance de l'exposition à l'amiante publie l'analyse de ces cinq cas par une équipe de l'Institut de veille sanitaire et de l'Inserm, dirigée par Marcel Goldberg et Ellen Imbernon.
Les cinq personnes, quatre hommes et une femme, étaient toutes présentes lors du chantier de construction et ont travaillé à Jussieu depuis les années 1966-1969, parfois jusqu'en 2003. Toutes avaient indiqué avoir dû nettoyer leur bureau des poussières tombées du faux plafond. Leur mésothéliome pleural a été diagnostiqué en 2001 pour quatre d'entre elles et en 2002 pour la cinquième.
Les auteurs de l'étude se sont entretenus avec les sujets ou leurs proches au moyen de questionnaires standardisés pour évaluer l'exposition à l'amiante. Au terme de leur enquête, ils concluent : "Il s'agit à notre connaissance du premier rapport décrivant un "cluster" (groupe) de 5 cas de mésothéliome pleural parmi le personnel d'un même campus universitaire, sans exposition professionnelle active à l'amiante." Cette observation souligne "l'importance de l'impact sanitaire de la pollution des locaux de travail", ajoutent les auteurs.
Cette publication intervient alors que le docteur Claude Rafaelli, ancien médecin du travail dans l'entreprise Ferodo-Valéo de Condé-sur-Noireau (Calvados), qui compte de nombreuses victimes de l'amiante, est convoqué, mardi 23 octobre, par la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy. Une convocation qui devrait aboutir à une mise en examen pour non-assistance à personne en péril. Dans un communiqué, l'Association des accidentés de la vie et l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante soulignent qu'"au-delà des responsabilités individuelles, c'est l'institution (de la médecine du travail) qui a été totalement défaillante". Plus de 100 000 décès dus à l'amiante sont attendus en France d'ici à 2025.
Par collectif de défense des victimes de l'amiante chez Renault - Publié dans : articles de presse
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Commentaires

c'est une honte! il faudrait une prime de risques pour toute personnes travaillant dans une entreprise à risque! renault connait ces risques,à quand la prime exceptionnelle?
Commentaire n°1 posté par drozario le 24/10/2007 à 17h41

le collectif en manif !

  • sous la banderole du collectif
  • manif du 10 octobre 2009 (1)
  • manif 13 octobre 2007 (1)
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